Pour un bon far breton, il vous faut:

  • 250 gr. de farine
  • 4 ou 5 oeufs entiers selon la grosseur
  • 175 gr. de sucre (on peut descendre jusqu'à 150 gr.)
  • 1 litre de lait
  • des pruneaux (quantité à votre convenance)
  • un peu de rhum
  • un peu de thé noir
  • un peu de beurre (1/2 sel ou non!)


Prévoir un moule rectangulaire assez haut, en terre ou en pyrex.

Commencez par mettre votre litre de lait à chauffer dans une casserole. Sans vouloir pinailler sur la qualité des ingrédients, je vous conseille fortement de prévoir du lait pasteurisé si vous avez l'habitude d'en prendre en brique (UHT). Votre far aura avec ce lait une texture et une consistance vraiment différente, ça vaut vraiment le coup de ressortir en acheter! je n'ai jamais essayé avec du lait frais, si quelqu'un se lance, merci de me faire part du retour d'expérience!

Tamisez votre farine (ça peut paraître idiot et une perte de temps mais ça en permet de travailler plus facilement la pâte par la suite) et ajoutez-y les oeufs puis mélangez. A cette étape, vous devez normalement comprendre combien le tamisage de la farine est précieux...
J'ajoute également le rhum à ce moment, ce qui permet de liquéfier la pâte pour la travailler plus facilement. Après avoir ajouté le sucre, versez le litre de lait chaud ou du moins tiédi.
Au delà de la qualité du lait, ajouter du lait chaud permet d'obtenir une pâte tout à fait lisse, et se révèle capital pour la préparation d'un far. J'ai une fois négligé de faire chauffer le lait, et le résultat m'avait alors convaincu du bien fondé de cette étape. Le lait doit arriver déjà tiède dans le four pour cuire correctement.

LA POLEMIQUE DES PRUNEAUX
Certains disent qu'un far breton n'en n'est pas un s'il n'y a pas de pruneaux, - d'autres pensent qu'on peut les remplacer par des raisins secs ou d'autres garnitures... Certains affirment enfin que le "vrai" far breton se doit de rester nature!
Pour ma part, un far nature serait vraiment trop fade et je trouve que les pruneaux se marient très bien à cette pâte dense et compacte. Aimant déjà beaucoup les pruneaux, j'en mets le plus possible, jusqu'à 500 gr. ou au-delà pour un litre de lait et 250 gr. de farine. Cela me permet de moins sucrer ma pâte et de descendre jusqu'à 150 gr. de sucre.
Pour couper court à toute polémique sur le far breton, tout dépend si on aime les pâtes trés sucrées ou non, et les pruneaux...

Si vous choisissez d'ajouter des pruneaux, pensez à les mettre à tremper durant la préparation dans du thé chaud. Choisissez du thé noir, au goût neutre. Réhydratés, vos pruneaux seront alors plus moelleux, et plus goûteux.

Tapissez le fond du moule de pruneaux pour qu'il y en ait partout, et versez la pâte, puis encore des pruneaux.
Le moule ne doit pas nécessairement être beurré (ce n'est pas parce qu'il y a écrit breton qu'il faut mettre du beurre à gogo! si vous voulez finir votre plaquette, faites plutôt un kouign amman!). Dans un plat en pyrex, le far n'attache pas ou très peu...
Je mets en revanche de fines lamelles de beurre au dessus du far avant de l'enfourner dans un four trés chaud (thermostat 8 ou 260°c).



Laissez cuire le far pendant 1/4 d'heure au même thermostat, puis faire diminuer la température au fur à mesure.

  • Thermostat 8 le premier 1/4 d'heure;
  • puis thermostat 7 encore un 1/4 d'heure,
  • et encore 30 à 40 minutes au thermostat 6.

Selon la puissance du four, il faut compter une bonne heure de cuisson.

Certains aiment le far tiède, en ce qui me concerne, je le préfère froid, et même bien frais. Une fois refroidi, je vous conseille donc de le mettre au réfrigérateur quelques heures.

A déguster avec du cidre, mais aussi avec du thé.