Le petit épeautre de Haute Provence: le caviar des céréales

Le petit épeautre est l'une des premières graminée consommée par les hommes, 9000 ans avant JC, du côté de la Perse avant de se diffuser jusque chez nous. Cette céréale a beaucoup été consommée pendant la guerre en Haute Provence, avant de disparaître (elle a l'inconvénient d'avoir un faible rendement, d'affaiblir la terre et d'être difficile à décortiquer).
Cette céréale connaît actuellement un regain d'intérêt, notamment en raison de ses qualités nutritionnelles. Je mets de côté la présentation détaillée du produit (le mieux est d'aller voir ICI) pour passer directement aux travaux pratiques...

La dégustation a commencé avec du __petit épeautre cuit simplement à l'eau__ pour apprécier le produit sous sa forme neutre. J'aime bien la texture du grain qui crisse sous la dent, un grain croquant, à la fois ferme et élastique.

C'est ensuite sous forme de pain que nous avons consommé cette céréale: un pain à base de farine de petit épeautre uniquement, sans mélange, mais au levain de blé. Son odeur rappelle celle du pain d'épices, l'acidité (certainement due au levain) relevait son goût très agréable rappelant celui de la châtaigne. Je crois que c'est la première fois que je goûte du pain pur épeautre sans mélange de farines, il m'arrive de faire du pain avec cette farine mais en la coupant puisque c'est une farine assez peu panifiable, qui donne une pie peu aérée et compacte. Pas très compatible avec la map donc.

A suivi un __risotto fameux de petit épeautre, à base de cochon de plein air frit et de porc noir de Bigorre, relevé au safran__. Le chef conseille de faire précuire la céréale avant de la cuisiner en risotto, pour être bien sûr d'avoir un résultat cuit car le pH de l'eau influe dans une large mesure sur la cuisson. Une fois les grains éclatés, faire nacrer le risotto dans un mélange huile et oignons, déglacer au vin blanc et de bouillon, et ajouter enfin du beurre frais et du parmesan.

Last but not least: crêpe de petit épeautre à la confiture d'abricots de Provence. Association réussie, mais qui peut aussi être déclinée en salé avec des fromages comme la brousse ou le Pélardon...de la tapenade d'olives noires...

Détail pratique pour la consommation: ''préférer toujours du petit épeautre non blanchi'' pour avoir un craquant maximum!

L'oenothèque

J'ai testé plusieurs des quelques 500 vins proposés à la dégustation. Mon coup de coeur: j'ai apprécié le pinotage, un cépage dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Le plus dur va maintenant être d'en retrouver (pas de possibilité d'acheter les vins proposés...).
Je lance donc un appel pour me procurer ce vin d'Afrique du Sud: ''Western Cap, Lyngrove'' de 2002! ;-)

Ateliers vins d'exception en Europe

Atelier riche en découvertes gustatives... Les vins du monde ont le vent en poupe mais si j'achète déjà un peu à l'aveuglette des vins français, pour les vins étrangers, c'est carrément la loterie puisqu'on ne peut pas compter sur les signes de qualité que nous connaissons ici...
Parmi les 6 vins proposés, j'ai découvert un cépage dont je n'avais jamais entendu parler: le pinela, cépage typiquement Slovène. Ce vin blanc sec que j'ai trouvé très limpide a été qualifié de "minéral" par les experts présents.
Je ne suis pas fana des vins doux mais j'ai trouvé le dernier des 6 vins présentés fabuleux: un vin autrichien "Ruster Ausbruch 2004 " Am Fusse des Berges" Weinbau Wenzel'' (Sauvignon blanc, Pinot gris, Welschriesling, Gelber Muskateller) de la région de Burgenland. En fait j'ai surtout adoré le nez, très subtil, sucré et floral mais sans être écoeurant et au goût il n'avait pas de notes mielleuses à outrance qu'on souvent les vins avec un taux de sucre semblable ( 370 g/l !).

On nous a même indiqué quelques adresses pour se procurer certains vins présentés:

Arnaud et moi avons assistés à de nombreux animations chacun de notre côté, trop fastidieux à relater: un cours sur le fromages et en particulier le comté (avec des explications sur les phénomènes physiques et chimiques relativement didactique puisque même moi j'ai compris!), le riz au quotidien, les vinaigrettes...
Le dimanche, j'ai assisté à un dernier atelier du goût auquel je tenais beaucoup: Chocolat et vins doux naturels du Roussillon. Je renonce à vous en parler car j'ai moi-même eu du mal à suivre le fil, du fait de la profusion des produits: 8 vins et 8 chocolats, ça allait à toute vitesse. Vraiment pas slow comme atelier!

Pour finir, j'ai "révisé" les "accords parfaits des vins du Sud-Ouest" avec mon Président puisque c'était là la contribution de notre Convivium Toulousain.

Pour finir ce très riche week-end (pas seulement au niveau calorique!), je voudrais parler de l’Oscypek (produit Sentinelle Slow Food). C'est est un fromage polonais de lait de moutons. ce fromage est fumé et a une odeur très caractéristique, presque proche de celle de harengs fumés! Niveau goût, c'est une saveur inconnue qu'on ne peut rapprocher d'aucun de nos fromages.