Quand ma douce m'annonce le matin, presque affolée, je n'ai rien à me mettre alors qu'elle contemple ses armoires débordant de fringues, un sentiment total d'incompréhension m'interdit tout espoir de résolution du problème.

L'attitude primaire, masculine est d'envoyer sa douce faire du shopping, mais ça ne marche pas : il existe un postulat d'origine supérieure (divine ?) qui décorrèle complètement cette solution et le résultat attendu. Le triste je n'ai rien à me mettre n'a aucun lien avec la quantité de fringues en stock.

Aucun.

C'est un des mystères de la vie.

Il y a quelques semaines, ma douce m'a quelque peu éclairé. Si elle n'a - soit disant - rien à se mettre, c'est qu'elle ne peut pas former d'ensembles cohérents de fringues (pantalon-chemisier-chaussures par exemple) en fonction de la situation (tenue de boulot pour réunion avec des pontes, extérieur chauxd mais bureaux climatisés et pantalon noir favori dans le panier de linge sale).

Le problème prend alors une dimension mathématique intéressante. Chaque critère supplémentaire (le formalisme vestimentaire, la température extérieure, le besoin de beaucoup se déplacer ou pas, etc etc) restreint énormément les combinaisons possibles de fringues, surtout que le résultat final doit être non seulement fonctionnel, mais aussi esthétique.

Je propose donc que vous, mesdames, achetiez vos fringues non seulement en fonction de l'esthétique (ce haut pastel irait vraiment bien avec mon pantalon échancré moulant...) mais aussi systématiquement dans le cadre d'un cas d'utilisation. Plus simplement, pourquoi ne pas faire du shopping à thème ? Shopping tenue de réunion en hiver, shopping je sors danser le rock ou encore shopping je traine dans l'appart et je veux émoustiller mon viril mec.

T'cho!