C'est com' si...
je vous racontais ma vie et que vous aimiez ça!

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 25 juillet 2006

Cuisine exotique

Ce week-end, je me suis enfin lancée dans unn recette que je ne sentais pas trop mais que je voulais absolument tester. D'une part par curiosité et aussi pour faire plaisir au Caledonian Lover puisqu'il s'agit d'une recette de son île... Enfin, pas exactement, c'est à l'origine une spécialité tahitienne que les calédoniens ont adopté.
J'ai donc essayé de préparer un Poé . C'est une préparation assez consistante, à base de farine de manioc et de lait de coco que l'on peut associer à différents fruits mixés (papaye, banane) ou même à une sorte de citrouille qu'on trouve là bas, le squash. Pour ma part, j'ai tenté l'expérience avec une belle papaye. Pas de photo car MON Poé n'est vraiment pas photogénique, à vous d'imaginer à quoi ça peut bien ressembler!

Suivant la recette d'un livret expédié par la maman d'Arnaud, j'ai mélangé la chair du fruit préalablement égoutté à la farine de manioc (3 bols de fruit pour 1 de farine). Le mélange a pris subitement une odeur vraiment bizarre et pas vraiment encourageante... Un chouia de sucre (4 CS) et hop le tout dans un moule à gratin, avec quelques cuillérées de lait de coco. Heureusement, la cuisson a dégagé des effluves plus appétissantes qui m'ont rassuré ainsi qu'Arnaud.
Il faut normalement napper de lait de coco réchauffé mais on a préféré le goûter nature. Résultat des courses, je n'ai pas aimé et n'ai pas même fini ma portion. Arnaud l'a fini mais n'a pas été transporté, surtout à cause de la consistance caractéristique du Poé qui doit être + compact. Tant pis pour le voyage gustatif!

Ca m'embête car toutes les personnes qui ont mangé du Poé trouvent cela fabuleux... J'ai envie de persévérer, mais je ne sais pas quel paramètre modifier... Diminuer la proportion de fruit? Si certains lecteurs ( Mimi ou ceux venant de Blog Actu) ont des conseils, je prends!

Autre découverte exotique, des chips de taro. J'ai dégoté ça dans une des petites épiceries asiatiques et sachant que cette tubercule est répandue en Nouvelle Calédonie, j'ai voulu en ramener à Arnaud. La junk food viet-namienne est finallement assez diététique (le paquet de 200 gr = 90 cal. dont 18 provenant de lipides) mais au goût c'est assez plat. C'est bien meilleur cuisiné traditionnellement!

mercredi 12 juillet 2006

Mon 1er axoa

Lors du week-end passé dans le Pays basque, un producteur m'a offert un sachet de piments doux qu'il produit. J'ai décidé de mettre ce présent à contribution d'un plat typique que je n'avais encore jamais cuisiné: le AXOA.
Ca tombait bien, le petit frère d'Arnaud arrivait hier soir. Un peu plus, il aurait même eu droit à du gâteau Basque en dessert mais nous lui avons fait un sort entre temps!

La recette ainsi que d'autres recettes basques sont en ligne ICI

La photo de mon 1er axoa...
J'ai juste ajouté un petit poivron rouge pour mettre un peu plus de couleurs!

lundi 10 juillet 2006

Réconciliée avec le gâteau Basque!

Voilà ce que j'ai dit à Bixente Maritxular à la fin de la présentation de son travail au Musée du Gâteau Basque à Sare.
Il faut dire que j'étais restée sur un mauvais souvenir des gâteaux basques servis au resto U étant étudiante. Dans l'atelier de Bixente, j'ai pu déguster un superbe alliage de pâte croustillante et de crème onctueuse! Rien à voir avec l'aspect "ciment" de la pâte sablée de l'ersatz de gâteau Basque servi en restauration collective!
J'ai aussi goûté la version plus traditionnelle, garnie de confiture de cerises noires d'Itsasu que je préfère.

Cette réconciliation, mais surtout les précieux conseils que nous a transmis Bixente valait bien un billet sur ce blog!

Produit de tradition rurale, l'Euskal Bixhotxa est confectionné ici dans son environnement d'origine, à la campagne, et dans une habitation traditionnelle de la province de Labourd, loin des ateliers aseptisés des pâtisseries industrielles...


La pâte se composait initialement de farine de maïs, de saindoux et de miel. On utilise aujourd'hui de la farine de blé, du beurre et du sucre.
Le pâtissier insiste l'utilisation de sucre cristalisé pour obtenir un résultat croustillant, en même temps que de maintenir un certain taux d'humidité et éviter que le bixhotxa ne se déssèche. Ce détail a toute son importance pour d'autres recettes lorsque'on précuit le fond d'une tarte avant de le garnir. A mémoriser!
Cette pâtisserie se conserve à température ambiante 3 jours pour celui à la crème pâtissière et 5-6 jours pour celui à la cerise. La conservation au frigo est à proscrire, pour conserver arômes et croustillant.

La préparation de la pâte:
Tous les ingrédients doivent être à température ambiante, il faut cependant veiller à ne pas conserver la pâte à des températures trop élevées avant cuisson (la conserver au frigo). Cette pâte ne nécéssite aucun repos.

Ne pas faire de puits de farine pour y ajouter tous les autres ingrédients. Au contraire, on deshydrate la pâte à la fin, en incorporant la farine en dernier.
Pour "sabler" correctement la pâte, on mélange d'abord le beurre et le sucre, puis les oeufs, et enfin un mélange farine-sel-levure.
Compter 5 gr. de sel et 5 gr. de levure (type alsacienne ou poudre à lever) pour 250 gr. de farine.

Confection du gâteau:
Le moule doit être rond, pas très haut, et à bords droits. Ne pas chemiser la pâte, ne pas faire de trous ni cheminée comme pour les tourte.
Pour obtenir une pâte croustillante, utiliser une feuille de papier sulfurisé quelquesoit le type de moule, pour éviter que le sucre ne tombe au fond et caramèlise.

Etaler la garniture sur un 1er disque de pâte (poids égal à une seule couche de pâte pour la crème pâtissière, un peu moins pour la confiture de cerises noires d'Itsasu), poser simplement le 2nd disque et souder les 2 épaisseurs de pâte avec le bout des doigts. Veiller à ne pas étaler la pâte jusqu'aux bords.


Etaler un oeuf entier au pinceau (ni lait ni jaune uniquement) et décorer le gâteau, à la fourchette (version crème) ou confectionner avec un reste de pâte un laobourou (croix basque) pour la version cerises.

Cuisson:
Préchauffage du four à 180°C (TH.6) - position grill, enfourner à la même température pour saisir le gâteau puis baisser (TH.5) pour une cuisson lente. Compter 25 minutes pour 450gr. de gâteau garni à la cerise, 30 minutes pour celui à la crème pâtissière. Le gâteau devient doré et une odeur de caramel se diffuse quand le gâteau est cuit...


Je salue le dynamisme et l'humour de Bixente qui fait partager son métier avec passion et j'encourage ceux qui auraient à passer en pays Basque à s'arrêter pour une visite très vivante!