vendredi 15 juin 2007
Madame Pétasse
Par Estelle Jacq, vendredi 15 juin 2007 à 19:53 :: Bouquins
J'adore!

Je suis sûre que ca rappelera de bons souvenirs à beaucoup de ceux qui ont au moins mon âge...
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vendredi 15 juin 2007
Par Estelle Jacq, vendredi 15 juin 2007 à 19:53 :: Bouquins
J'adore!

Je suis sûre que ca rappelera de bons souvenirs à beaucoup de ceux qui ont au moins mon âge...
lundi 14 août 2006
Par Estelle Jacq, lundi 14 août 2006 à 10:48 :: Bouquins

J'ai appris plein d'anecdotes parfois insolites dans cet ouvrage. Fabrice Schlosser y dresse un panorama de la presse française depuis ses débuts, avec la gazette de Renaudot jusqu'à l'époque contemporaine.
La dernière partie aide à comprendre le visage de la presse d'aujourd'hui, en
évoquant les conditions dans lesquelles des grands titres ont été créés,
après la 2nde guerre mondiale. Par exemple, L'Express était à l'origine une émanation du
quotidien économique Les Echos, sous la forme d'un supplément week-end. Et ce
qui est devenu par la suite l'hebdo que nous connaissons n'a pu être fondé
que parce que son créateur n'était autre que le fils et le neveu des
propriétaires des Echos...
En revanche, j'ai regreté l'absence de parti-pris sur les entraves à la
liberté d'information qui existait à cette époque (1945/1989). Elle n'est
remise en cause uniquement au sujet de la guerre d'Algérie. L'auteur souligne
pourtant cet élément à toutes les époques, depuis la censure royale jusqu'à
la censure de l'occupant allemand.

Par ailleurs, j'ai aussi lu "Rencontres sous X" de Didier Van Cauwelaert dont
j'ai volé la primeur à Arnaud qui avait acheté le livre.. pour lui!
L'histoire de la rencontre d'une hardeuse avec un joueur de foot sur la touche...
La condition "mercantile" des deux protagonistes y est abordé mais contre toute attente, j'ai été plus sensible
au commerce qui se trame autour du jeune footballeur venu d'Afrique du Sud que de celui de l'actrice ukrainienne. Certainement parce que je suis habituellement hermétique à l'actualité footbalistique. Là, j'ai découvert comment les joueurs étaient traités comme du bétail par les clubs.
jeudi 22 juin 2006
Par Estelle Jacq, jeudi 22 juin 2006 à 13:09 :: Bouquins
J'ai adoré le premier roman de Lauren Weisberger "Le diable s'habille en Prada" et j'étais excitée
depuis que Huats revenant de New York, m'aprenne qu'un second roman allait
sortir prochainement. Il m'avait d'ailleurs gentiment proposé de le lire avant tout le
monde avec un exemplaire qu'il avait ramené de Londres mais c'est finalement
la version française que j'ai dévoré.

"Le diable s'habille en Prada" nous introduisait dans l'univers du journalisme
de mode et c'est dans un univers tout aussi superficiel que "People or not
people" est planté. On suit ici l'héroïne (Beth) dans sa découverte des relations publiques au
sein d'une prestigieuse agence New Yorkaise après avoir quitté le monde
austère de la banque.
Pour les besoins de son travail, Beth se rend dans les endroits branchés lors des
soirées select qu'organise l'agence où elle croise les plus grandes stars. Elle y prend bien vite goût à ses nouvelles obligations professionnelles alors que les tabloïds se mettent à relater sa vie privée et notamment une prétendue liaison avec le célibataire le plus en vue de NY. D'abord satisfaite de ce que peut lui apporter une telle publicité, Beth finira bien vite par déchanter de cet univers décalé...
C'est avec la même plume moqueuse que l'auteur du Diable s'habille en Prada
décrit l'univers hype des relations publiques. Stars, professionnels des RP,
journalistes et photographes, mais aussi la jeunesse dorée de NY en prennent
pour leur grade.
J'ai préféré le premier roman, sûrement plus caustique, mais ce roman léger
reste trés plaisant à lire. On rit tout au long du roman.
People or not people, Lauren Weisberger
Editions du Fleuve Noir
jeudi 30 mars 2006
Par Estelle Jacq, jeudi 30 mars 2006 à 23:46 :: Bouquins
Cela faisait un moment que je ne rapportais plus de lectures sur ce blog.
Je reprends aujourd'hui avec un ouvrage écrit par un journaliste américain sur
nous, les Français.
Pour y avoir vécu pendant plusieurs années, Ted Stanger a parfois une vision assez
caustique de la France, mais plutôt vraie dans son ensemble (pour peu que le
lecteur français accepte de se faire reprendre par un américain).

A travers de nombreux exemples, il nous épingle un bon nombre de nos travers:
- nos réactions vis à vis de nos acquis sociaux, et notamment du droit de
grève, ou nos "lubies" comme celles des 35 heures et des RTT;
- notre révérence face à l'Administration, ses fonctionnaires, et la paperasse
qui va avec;
- notre respect à deux mesures de la loi (vous savez, les interdictions qu'on
peut vraiment pas franchir, sous aucun prétexte, et les autres...);
- notre conduite nerveuse et "sportive" (cela dit, ils roulent quand même
comme des veaux aux Etats-Unis!);
- notre pudeur face à l'argent;
- nos "sombres dimanches" comme il dit, où tout est fermé, juste aprés la frénésie du samedi où tout le monde fait ses courses en même temps;
et bien d'entre encore!
Pour en avoir fait l'expérience il y a peu de temps dans les Landes, j'ai été sensible à sa remarque sur la difficulté de se restaurer quand on arrive, au terme d'un voyage dans un restaurant, vers 13h. C'est impossible d'être servi à cette heure là, en dehors des grandes villes, et on est alors bien obligés de satisfaire son estomac avec ce qu'on trouve, souvent au Mc Do puisqu'on y est est accueilli à toute heure!
Ceci dit, il y va fort par moments... Quand par exemple il nous fait croire que les américains n'ont aucune pièce
d'identité et ne gardent aucun document administratif ni facture. Là, j'ai un peu du mal à le croire...
A le lire également, nous (Français) aurions des tendances masochistes parce
qu'on se plie à la chienlit au formalisme de notre Administration, pourtant
chérie... Vous savez quand on doit remplir un dossier à l'aide du formulaire
E2485, avec une dizaine de pièces justificatives et un autre imprimé en 3
exemplaires... et bien selon lui, on tirerait un malin plaisir à accepter toutes ces
lourdeurs!
Enfin, il illustre souvent ses propos en faisant références à certains amis français, lequels, par leur soit disant "french" attitude ont surpris la Française que je suis... J'ai l'impression qu'il a fréquenté de drôle de spécimens lors de son séjour en France!
Un livre que je conseille néanmoins car on y apprend des anecdotes intéressantes, et on passe un bon moment, sans se prendre la tête.
lundi 20 février 2006
Par Estelle Jacq, lundi 20 février 2006 à 23:18 :: Bouquins
C'est la première fois que je lis Tennesee Williams; je ne le connaissais jusqu'à présent qu'à travers sa pièce la plus connue, Un tramway nommé désir que j'avais vu en novembre dernier au théâtre du Grand Rond.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles et cela m'est difficile d'en rendre compte globalement et en même temps de de façon synthétique...
Je ne vais quand même pas détailler chacune des neuf nouvelles qui le compose, car
c'est justement ce qui est bien quand on attaque un recueil: on ne sait pas à quoi s'attendre dans chaque nouvelle. Et puis surtout, si jamais on
n'aime pas l'une d'entre elle, on sait qu'on ne pas être plongé dans la même
histoire pendant tout le livre, en espérant que la nouvelle suivante sera
mieux!
Finalement, c'est comme les concerts en scène ouverte: si jamais un
premier groupe ne plaît pas, on prend son mal en patience et on attend le
suivant! ;-)
Les nouvelles se passent toutes dans le sud des Etats-Unis (à l'exception de la dernière), dans les années 30-40.
Des thèmes comme l'alcool, la maladie, l'homosexualité y sont repris. Les relations hommes-femmes également, mais pas forcèment sous l'angle amoureux, et au contraire représenté comme une collaboration, un arrangement commun pour échapper à la solitude ou au besoin...
Le fond du récit n'est pas transcendant, mais en revanche, la façon dont l'auteur décrit les choses et les sentiments m'a vraiment frappé. Rien à voir avec les descriptions à la Zola ou Balzac, c'est concis et à la fois trés visuel. Un style rafraîchissant je dirais.
samedi 11 février 2006
Par Estelle Jacq, samedi 11 février 2006 à 13:36 :: Bouquins
Un de plus de Michel Houellebecq... Aprés Les Particules Elementaires et Plateforme, je reste farouchement campée sur mes
positions concernant l'auteur. Beaucoup le portent aux nues, en redemandent; je me demande bien pourquoi.
L'histoire, c'est celle d'un informaticien solitaire et malheureux qui nous
livre sa vision désenchantée du monde qui l'entoure: son désert affectif, les
relations cordiales qu'il est obligé d'entretenir avec ses collègues, surtout
avec le boulet encore plus pathétique avec lequel il est envoyé en mission en
province...

Le personnage y expose une théorie du libéralisme sexuel qui existerait dans
nos sociétés au côté de celui économique. J'ai pas trop envie de reprendre
son explication; - pour ceux que ça intéresse, qu'il aillent jeter un oeil
dans le bouquin en boutique (page 100, c'est facile à retenir!).
Des choses vraies y sont dites par moment, à propos des rapport humains,
c'est souvent caustique, parfois drôle. Cela dit, l'ensemble est trop
cynique, on reste embourbé dans la noirceur dans laquelle se complait le
personnage.
En fait, ce bouquin est l'envers exact d'une histoire de Oui-oui (certains diront que j'ai décidément rien compris mais tant pis pour moi!)...
mardi 7 février 2006
Par Estelle Jacq, mardi 7 février 2006 à 10:30 :: Bouquins
Je n'ai pas eu (ou pas pris?) le temps de blogger ces derniers temps: mon
dernier post date du temps où j'étais encore jeune et insouciante... Pas de
post parce qu'il a fallu que j'encaisse mon 1/4 de siècle, et puis
probablement que les quelques jours de balnéo dans les Landes m'ont
ramolli... (d'ailleurs, personne ne prévient les gens qui s'en vont buller
dans les thalasso ou balnéo, mais ça fatigue vraiment!).
En tout cas, j'ai plein de choses à dire, tellement, que du coup je ne sais pas
par quoi commencer!
Déjà, j'ai commencé plein de livres pendant les divers trajets en voiture que
je n'ai pas fini (on est aussi allés crapahuter dans le Gers). j'ai commencé
des nouvelles de Borges par exemple (l'Aleph) que j'ai abandonné à mi
parcours parce que pfffff... J'essayerai de le reprendre plus au calme, mais ce n'est pas un recueil à lire en voiture!
J'ai aussi commencé la BD sur l'islamisme de Pétillon (le dessinateur du
Canard Enchaîné auteur d'une autre BD, L'Enquête Corse, qui avait deffrayé la
chronique il y a quelques années). J'aurai bien voulu la finir, mais je me
suis décidée trop tard à l'attaquer, juste avant que la maman d'Arnaud ne
parte (c'était sa BD). Donc, si quelqu'un dispose de L'Affaire du voile et qu'il
veut bien me le prêter, je suis toute ouïe... Sinon j'irai l'acheter!

J'ai aussi attaqué un Houlledebecq: je l'ai
acheté pour changer car son protagoniste est un informaticien...
Je vous en dirai plus quand j'aurai
terminé ce récit, et surtout si ma position vis à vis de l'auteur a changé.
Il y a aussi le guide du National Geographic sur Prague dans lequel je me suis
plongé (en vue d'un petit séjour), 
mais heureusement j'ai quand même fini par
terminer un bouquin (ouf!), et pas un des moindre... un manga! MON PREMIER!
C'est un billet du blog culinaire d'Esterelle qui m'a donné envie d'essayer,
histoire de dire que j'ai au moins lu un vrai manga dans ma vie et de clouer le bec à mon
n'amoureux et à un copain japonophile qui me reprochent de ne pas être
open!

Il s'agit de l'histoire d'un homme qu'on suit dans tout le Japon sans trop
rien savoir de lui. On sait juste qu'il est importateur indépendant dans le
textile. Il est renfermé et ne se lie à personne durant ses
déplacements, ne dîne jamais avec un client par exemple! Il a pourtant toujours faim et n'est pas du genre à se contenter d'un snack. C'est là toute la raison d'être de l'ouvrage: 18 chapitres où ce
personnage erre à la recherche de quelquepart où manger, et ce à toutes
heures... Il nous fait ainsi partager ses repas, nous faisant découvrir du même coup la
gastronomie japonaise. Pas que que des bentos ou des sushis, mas surtout plein de choses vraiment exotiques comme des anguilles grillées ou des
haricots noirs sucrés en gelée...
N'y connaissant rien, j'ai appris plein de choses (le récit est ponctué de notes explicatives), et peut-être ce récit a
t-il fini de me convaincre de goûter enfin au poisson cru... Une descente
prochaine au Japan ou au Japoyaki est donc prévue. Si certains réfractaires
veulent eux aussi sauter le pas avec moi, qu'ils me fassent signe pour qu'on
se rencarde!
Un livre que je conseille à ceux qui veulent apprendre des trucs sur la cuisine japonaise mais pas pour l'histoire elle-même. Les chapitres se succédent en se ressemblant et ça a fini par me lasser un peu...
mardi 24 janvier 2006
Par Estelle Jacq, mardi 24 janvier 2006 à 19:49 :: Bouquins
Je viens de terminer le premier roman de Josiane Balasko, Cliente. Au delà du
nom de l'auteur qui m'a tout de suite fais m'emparer du livre sur son
rayonnage, l'histoire pour le moins originale m'avait séduite...

L'histoire, c'est celle de Marco, marié depuis 4 ans avec Fanny. Marco travaille dans le bâtiment, sur des chantiers ici et là tandis que Fanny a ouvert un salon de coiffure. Pour s'en sortir et payer les traites du salon, Marco se transforme quelques heures par semaine
en Patrick, un escort boy au service de femmes qui ont le double de son âge.
Tout bascule quand Patrick rencontre un jour Judith, une star du petit écran...
Le roman nous plonge dans un univers dont on parle peu dans les médias: la
prostitution masculine. On sait que ça existe, naturellement, mais ce livre a
le mérite de nous offrir une vision qui (me) semble vraiment réaliste, sans jamais
de passage voyeur ou salace. Les 3 portraits que dressent Balasko sont vrais, émouvants et attachants : chaque personnage se relaye pour raconter leur histoire, chacun à sa façon, selon son point de vue.
Le tout est écrit simplement mais avec force, humour ou au contraire dérision. J'espère voir un jour ce film à l'écran...
mercredi 18 janvier 2006
Par Estelle Jacq, mercredi 18 janvier 2006 à 10:36 :: Bouquins
Les quelques info'comettes qui me lisent le savent bien, on ne fait pas
forcèment que de la com' pure et dure au boulot. Non pas qu'on lambine mais
parce qu'il y a toujours plein de trucs qu'on doit bien faire et auxquels on
aurait jamais pensé devoir faire dans le cadre du boulot. Je pourrais
raconter quelques unes de mes péripéties, mais franchement, celles de Julie
dans ce roman sont bien plus poilantes. Bien plus inattendues surtout.
Aller
acheter pour 1000 euros de cok' à faire passer en note de frais pour un
artiste dont elle a la charge par exemple. Ou encore faire front quand le
pit-bul d'un rappeur défigure un journaliste, et chercher à tâtons sous la
table d'un resto le diamant "de dent" que le même rappeur a perdu durant un
dîner...
Cette Julie, c'est une attachée de presse de Trashmusic, grosse maison de
disques multinationale. Elle nous raconte dans ce livre son quotidien auprès
des plus "grands" de la chanson parmi lesquels on reconnaît Zazie (Nina),
Florent Pagny (Patrick Rossi), mais aussi les petits que Trashmusic propulse
dans l'airplay de Funrap (NRJ ou Fun Radio): Pornacademy (la starac') et Pornidoles (le
groupe de nanas issus d'une TV realité de la 6... aidez-moi!). Y'en a bien
d'autres que je connais pas (des rappeurs notamment, Royale pourra peut-être
éclairer ma lanterne à ce sujet... Old Naughty Fucker et Fuck You Bastard).

Un livre que je recomande fortement... C'est assez drôle et on sait jamais
comment les histoires de Julie vont se terminer.
Un parallèle avec Le Diable s'habille en Prada (de Lauren Weisberger) peut être
fait à certains regards (un boulot envahissant, limite aliènant, et la part
de futilité qu'il existe dans l'environnement des 2 protagonistes). Un autre avec 99 francs de Frédéric Beigbeder: la drogue, le luxe, mais aussi et surtout le retournement de veste contre une profession exercée et son milieu tout entier (la pub pr Beigbeder).
dimanche 15 janvier 2006
Par Estelle Jacq, dimanche 15 janvier 2006 à 13:02 :: Bouquins
Be Blue Cat - Etre singulier (ou ne pas être)
Ce livre part du postulat qu'il existe 2 types d'individus: des chats gris,
innombrables, et des chats bleus, beaucoup plus rares. Ces blue cats sont
singuliers, remarqués et remarquables car ils ne font rien comme tout le
monde alors que tout le monde a envie de faire comme eux.
De nombreux portraits de blue cats célèbres (Ardisson, Ben & Jerry, Agnès b,
Tim Burton, Steve Jobs & Jef Raskin, Daniel Schneidermann, Anémone...)
ponctuent cet ouvrage qui s'apparente finalement aux nombreux titres de
psychologie pratique qu'on peut trouver à la fnac ou en supermarché...
Au delà, on trouve aussi une réflexion sur le marketing dans son ensemble, la
publicité (traditionnelle VS le reste, le bellow the line) et la société de
consommation, et pas forcèment sous l'angle radical des casseurs de pub, des
pro-non logo à la Naomi Klein ou encore des José Bové de toutes sortes.
Be blue cat est un ouvrage co-écrit par Alix Brijatoff et Richard Caillat, deux professionnels de la communication. L'un d'entre eux a fondé l'agence de communication High Co, laquelle fait plus particulièrement appel au hors média. Si vous voulez en savoir plus sur les blue cats (et les chagris aussi!) , vous pouvez recevoir gratuitement ce livre. Il vous suffit d'aller faire un tour sur cette page.
lundi 9 janvier 2006
Par Estelle Jacq, lundi 9 janvier 2006 à 13:49 :: Bouquins
Le jour de la St Jean, un ex-chef d'entreprise en faillite se rend avec son fusil dans une
étable bien décidé à en finir avec la vie. Il interrompt alors un colonel,
corde au cou, prêt à sauter du haut de son marche-pieds...
Remettant leur suicide à plus tard, les deux hommes font connaissance, et
décident de rassembler d'autres âmes en peine, passent une annonce à cette
fin, puis organisent un colloque. Le groupe part bientôt pour un beau et long
voyage à bord du car de tourisme flambant neuf.
L'issue en est, - vous l'aurez compris, - un suicide collectif. Toutefois, certains
passagers vont être amenés durant ce road movie finnois à apprécier à nouveau la
vie, perdant toute envie de passer à l'acte...

Une "réflexion mordante sur le suicide" est promise au dos de l'ouvrage. Cela
m'avait vraiment donné envie de dévorer ce livre, au thème insolite, mais j'ai malheureusement
été globalement déçue.
Certes, on est dépaysé puisque l'action se situe principalement en Finlande et
en Norvège avec des personnages dont les noms rappellent ceux des meubles
Ikea (désolée de mélanger l'ensemble de la Scandinavie de la sorte!).
Cependant, le fil narratif piétine pendant un long moment, lorsque par
exemple on nous emmène traverser le pays du sud au nord et d'est en ouest
pour récupérer quelques derniers suicidaires répertoriés. Une fois cette
arche de Noé constituée (entre autres: un éleveur de rennes, une enseignante
en arts ménagers, un capitaine en cale sèche, un concessionnaire auto Lamsa
(?), et l'optimiste de service "empêcheur de déprimer en rond"), le voyage
continue avec encore son lot d'aventures de toutes sortes, des bivouacs, de
multiples beuveries, et heureusement des revirements de situation... Ouf,
quelques rebondissement attendent le lecteur en fin d'ouvrage!
Un livre pas transcendant, mais j'en lirais bien un autre du même auteur, pour voir. Peut-être "le lièvre de ché plus quoi" dont j'avais étudié un extrait en 3ème (ça m'a marqué, c'est sûrement bon signe!).
jeudi 5 janvier 2006
Par Estelle Jacq, jeudi 5 janvier 2006 à 13:55 :: Bouquins
J'ai terminé hier soir Intouchable, Une famille de parias dans l'Inde contemporaine de Narendra Jadhav.
Ce dernier est économiste de formation, a travaillé au Ministère des Finances Indien et également au FMI. Il est aussi Mahar (caste des intouchables, les impurs) dans l'organisation traditionnelle, liée à la religion hindoue. Dans ce système, aucune conduite fut-elle exemplaire, aucun rituel, aucune réussite ne permet à un "dalit" de s'affranchir de sa condition d'intouchable. On ne devient pas en Inde, on naît uniquement.

Son récit est d'abord celui de ses parents, - leur mariage "arrangée à l'indienne", - puis leur rude existence de dalits. La narration fait alterner le récit de Damu, le père de l'auteur, et de Sonu, sa mère. Tour à tour, ils racontent comment les enseignements tirés du Dr Babasaheb Ambedkar ont permis de changer leur condition, - parce qu'il le voulaient bien, car tout hindou doit accepter sa caste et s'y plier.
A travers l'histoire de cette famille, c'est une partie de l'histoire indienne que nous livre l'auteur. Alors que Gandhi pensait qu'il n'était pas possible de moderniser la société indienne en restant une colonie britannique, le Dr Ambedkar cherchait d'abord à abolir ce système de castes. A cette fin, les parents de l'auteur ont par exemple abandonné l'hindhouisme pour se convertir au boudhisme comme le préconisait Ambedkar.
Bien que l'intouchabilité fut abolie officiellement en 1950 par la première Constitution, l'auteur raconte en fin d'ouvrage les difficultés qu'il a eu étant jeune et au début de sa carrière pour se faire accepter en tant que mahar.
Pour mieux connaître l'histoire de l'Inde (c'est à la mode!), je vous conseille la lecture de ce livre...
dimanche 11 décembre 2005
Par Estelle Jacq, dimanche 11 décembre 2005 à 23:50 :: Bouquins
J'ai beaucoup aimé ce livre qui emmène le lecteur d'une histoire à une autre, sans pourtant jamais le perdre.
La trame, c'est le journal intime du narrateur, Petter. Egalement surnommé l'Araignée, il a toujours eu une imagination très fertile. Depuis tout petit, il observe autour de lui pour inventer des histoires surprenantes. Devenu adulte, c'est ce qui le fera vivre, et plutôt confortablement en monnayant ses ébauches de romans à des auteurs en manque d'inspiration.
C'est ainsi que son récit est ponctué de petites histoires, parmi lesquelles celles de la fille du directeur du cirque... Ce sont ces mêmes histoires qui feront se perdre l'Araignée dans la toile qu'il a ainsi tissé au cours de sa vie...
J'en dis pas plus... ceux qui liront ce livre risqueraient de m'en vouloir!