C'est com' si...
je vous racontais ma vie et que vous aimiez ça!

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lundi 20 février 2006

Sucre d'orge de Tennessee Williams

C'est la première fois que je lis Tennesee Williams; je ne le connaissais jusqu'à présent qu'à travers sa pièce la plus connue, Un tramway nommé désir que j'avais vu en novembre dernier au théâtre du Grand Rond.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles et cela m'est difficile d'en rendre compte globalement et en même temps de de façon synthétique...
Je ne vais quand même pas détailler chacune des neuf nouvelles qui le compose, car c'est justement ce qui est bien quand on attaque un recueil: on ne sait pas à quoi s'attendre dans chaque nouvelle. Et puis surtout, si jamais on n'aime pas l'une d'entre elle, on sait qu'on ne pas être plongé dans la même histoire pendant tout le livre, en espérant que la nouvelle suivante sera mieux!
Finalement, c'est comme les concerts en scène ouverte: si jamais un premier groupe ne plaît pas, on prend son mal en patience et on attend le suivant! ;-)

Les nouvelles se passent toutes dans le sud des Etats-Unis (à l'exception de la dernière), dans les années 30-40.
Des thèmes comme l'alcool, la maladie, l'homosexualité y sont repris. Les relations hommes-femmes également, mais pas forcèment sous l'angle amoureux, et au contraire représenté comme une collaboration, un arrangement commun pour échapper à la solitude ou au besoin...
Le fond du récit n'est pas transcendant, mais en revanche, la façon dont l'auteur décrit les choses et les sentiments m'a vraiment frappé. Rien à voir avec les descriptions à la Zola ou Balzac, c'est concis et à la fois trés visuel. Un style rafraîchissant je dirais.

samedi 11 février 2006

Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq

Un de plus de Michel Houellebecq... Aprés Les Particules Elementaires et Plateforme, je reste farouchement campée sur mes positions concernant l'auteur. Beaucoup le portent aux nues, en redemandent; je me demande bien pourquoi.

L'histoire, c'est celle d'un informaticien solitaire et malheureux qui nous livre sa vision désenchantée du monde qui l'entoure: son désert affectif, les relations cordiales qu'il est obligé d'entretenir avec ses collègues, surtout avec le boulet encore plus pathétique avec lequel il est envoyé en mission en province...


Le personnage y expose une théorie du libéralisme sexuel qui existerait dans nos sociétés au côté de celui économique. J'ai pas trop envie de reprendre son explication; - pour ceux que ça intéresse, qu'il aillent jeter un oeil dans le bouquin en boutique (page 100, c'est facile à retenir!).

Des choses vraies y sont dites par moment, à propos des rapport humains, c'est souvent caustique, parfois drôle. Cela dit, l'ensemble est trop cynique, on reste embourbé dans la noirceur dans laquelle se complait le personnage.
En fait, ce bouquin est l'envers exact d'une histoire de Oui-oui (certains diront que j'ai décidément rien compris mais tant pis pour moi!)...

mardi 7 février 2006

Trop de choses... (1)

Je n'ai pas eu (ou pas pris?) le temps de blogger ces derniers temps: mon dernier post date du temps où j'étais encore jeune et insouciante... Pas de post parce qu'il a fallu que j'encaisse mon 1/4 de siècle, et puis probablement que les quelques jours de balnéo dans les Landes m'ont ramolli... (d'ailleurs, personne ne prévient les gens qui s'en vont buller dans les thalasso ou balnéo, mais ça fatigue vraiment!).

En tout cas, j'ai plein de choses à dire, tellement, que du coup je ne sais pas par quoi commencer!
Déjà, j'ai commencé plein de livres pendant les divers trajets en voiture que je n'ai pas fini (on est aussi allés crapahuter dans le Gers). j'ai commencé des nouvelles de Borges par exemple (l'Aleph) que j'ai abandonné à mi parcours parce que pfffff... J'essayerai de le reprendre plus au calme, mais ce n'est pas un recueil à lire en voiture!

J'ai aussi commencé la BD sur l'islamisme de Pétillon (le dessinateur du Canard Enchaîné auteur d'une autre BD, L'Enquête Corse, qui avait deffrayé la chronique il y a quelques années). J'aurai bien voulu la finir, mais je me suis décidée trop tard à l'attaquer, juste avant que la maman d'Arnaud ne parte (c'était sa BD). Donc, si quelqu'un dispose de L'Affaire du voile et qu'il veut bien me le prêter, je suis toute ouïe... Sinon j'irai l'acheter!

J'ai aussi attaqué un Houlledebecq: je l'ai acheté pour changer car son protagoniste est un informaticien...
Je vous en dirai plus quand j'aurai terminé ce récit, et surtout si ma position vis à vis de l'auteur a changé.

Il y a aussi le guide du National Geographic sur Prague dans lequel je me suis plongé (en vue d'un petit séjour),
mais heureusement j'ai quand même fini par terminer un bouquin (ouf!), et pas un des moindre... un manga! MON PREMIER!
C'est un billet du blog culinaire d'Esterelle qui m'a donné envie d'essayer, histoire de dire que j'ai au moins lu un vrai manga dans ma vie et de clouer le bec à mon n'amoureux et à un copain japonophile qui me reprochent de ne pas être open!

Il s'agit de l'histoire d'un homme qu'on suit dans tout le Japon sans trop rien savoir de lui. On sait juste qu'il est importateur indépendant dans le textile. Il est renfermé et ne se lie à personne durant ses déplacements, ne dîne jamais avec un client par exemple! Il a pourtant toujours faim et n'est pas du genre à se contenter d'un snack. C'est là toute la raison d'être de l'ouvrage: 18 chapitres où ce personnage erre à la recherche de quelquepart où manger, et ce à toutes heures... Il nous fait ainsi partager ses repas, nous faisant découvrir du même coup la gastronomie japonaise. Pas que que des bentos ou des sushis, mas surtout plein de choses vraiment exotiques comme des anguilles grillées ou des haricots noirs sucrés en gelée...
N'y connaissant rien, j'ai appris plein de choses (le récit est ponctué de notes explicatives), et peut-être ce récit a t-il fini de me convaincre de goûter enfin au poisson cru... Une descente prochaine au Japan ou au Japoyaki est donc prévue. Si certains réfractaires veulent eux aussi sauter le pas avec moi, qu'ils me fassent signe pour qu'on se rencarde!
Un livre que je conseille à ceux qui veulent apprendre des trucs sur la cuisine japonaise mais pas pour l'histoire elle-même. Les chapitres se succédent en se ressemblant et ça a fini par me lasser un peu...